un peu d’orthographe : un faire-part, des faire-parts … ou… des faire-part ?

Ah la la… la langue française, (ses règles et surtout ses nombreuses exceptions ) nous rend tous, je crois, parfois perplexe…non ?… petit exemple me concernant directement en ce moment, sur le pluriel de faire-part …

Hypothèse 1 : un faire-part, des faire-part

Si je consulte les dictionnaires disponibles en ligne, ils m’apprennent que faire-part est invariable (mon pavé en vrai papier me le confirme également)

un faire-part, des faire-part donc…

Hypothèse 2 : un faire-part, des faire-parts

Mais en creusant un peu, j’apprends que depuis 1990, la règle du pluriel a quelque peu changé sur les mots composés (voir l’article sur wikipedia). Suite au rapport du conseil supérieur de la langue française, une parution au journal officiel, un site, un guide (pdf) nous recommande (notez le caractère non obligatoire de la formule) cette nouvelle règle (approuvé par l’academie française) :

  • Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.

En partant du principe que « part » est un nom, nous pouvons donc envisager :

un faire-part, des faire-parts

(En revanche, on peut revendiquer que ce mot est issu de la locution « faire part » et que le pluriel ne s’applique pas dans ce cas…mmmmh… me voila bien avancé…)

Hypothèse étrangère : un fairepart, des faireparts

Les quebecois sont allés un peu plus loin dans la simplification puisqu’ils ont choisi de supprimer le trait-d’union et marquer le pluriel classiquement avec le « s » final…

un fairepart, des faireparts, donc, pour nos amis francophone d’outre-atlantique

(à nos lecteurs suisse, belge, francophone d’ici et d’ailleurs, je n’ai pas trouvé de références vous concernant… quels sont vos pratiques ?)

Conclusion

Alors, si parmi vous, certains ont LA solution, qu’ils se manifestent siouplé ! ;)
(Peut-être que si orthozen passe par ici, il (ou elle ?) pourra nous en dire un peu plus sur ce cas particulier…)

PS : Certains pensent que j’ai écrit cet article dans l’unique but de pouvoir y glisser maladroitement des mot-clés (tiens encore un mot composé) en vue du référencement de ce blog…et de la boutique de faire-part en préparation… je leur répondrai … pas seulement ;) … l’exactitude orthographique m’intéresse aussi, étant en phase d’incertitude sur ce sujet, je me suis dit qu’il serait bon de vous en … faire part …

Concernant le référencement d’une boutique en ligne, paramètre important de sa réussite, j’aborderai le sujet dans un prochain article, car il y a beaucoup à dire…

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Cet article a 11 commentaires

  1. Je pense que le français de Belgique est équivalent au français de France mise à part quelques subtilité de langue parfois…le référencement, mystérieuse histoire que celle là, je me suis inscrit à plusieurs annuaires mais je ne vois pas trop la différence pour le moment. J’ai d’ailleurs préparé un article là dessus, sur ce que j’avais trouvé, mais je ne l’ai pas encore publié. Je vais le faire bientôt…

  2. Faire-part est en effet invariable. Dans le cas des mots composés, il faut toujours décomposer et/ou revenir au sens.
    Exemple : un savoir-faire, des savoir-faire. Deux verbes , deux mots invariables.
    Dans faire-part, ni faire ni part ne peuvent se mettre au pluriel. On ne peut donc écrire des faire-parts.

  3. Merci de nous avoir fait part, donc, de vos incertitudes, voilà que ce genre de préoccupations sont bien rares dans le domaine du média qu’est l’Internet, hélas…
    Personnellement, j’écris des « faire-part », mais pas parce que le mot « part » est invariable, puisqu’il ne l’est pas, mais parce que le nom composé « faire-part » l’est, et c’est une exception de la langue française.
    Pour le reste, je n’ai pas vraiment pris garde à l’ensemble de votre article, cher Rémy, mais je suis perplexe devant le fait que vous n’ayez pas mis de « s » au mot « perplexe » dans votre phrase (que je simplifie ici) d’introduction : « […]la langue française nous rend tous perplexe[] »…

  4. J’emploie la 2° règle car c’est celle que j’ai apprise à l’école (donc après 1990) et qui m’a suivie dans toute ma scolarité… Du coup, puisque cette règle existe, j’ai un peu de mal à écrire des faire-part au lieu de faire-parts!

  5. Puisque seul Seuls le nom et l’adjectif peuvent prendre la marque du pluriel dans un nom composé, et puisque pomme de terre n’est pas (encore) un nom composé, je n’en sais rien du tout.
    PS : Certains pensent que j’ai écrit cet article dans l’unique but de pouvoir y glisser maladroitement des mot-clés en vue du référencement de la boutique de faire(s)-part(s)… Je leur répondrai … absolument pas :-)

  6. Bonjour,

    Merci, le carctère invariable de la loction paraît logique, mais en tout cas , « nos amis francophoneS » prend un S!
    Cordialement.

  7. Hihi !! mais c’est vrai çà, nos amis francophones ont le droit à leur « s ». :D

    Mais vous conviendrez aussi que « carctère » et « loction » ont l’air de souffrir du même mal : la terrible épidémie des coquilles !

    Merci pour votre commentaire et votre sourire. ;-)

  8. Hihihi … la cascade, n’est-ce pas ?

    Et quand ça = cela, pas d’accent sur le « a » : donc, « c’est très vrai ça ? »

    Par contre, quand « çà » est adverbe de lieu, alors accent sur le « à » : pour se le rappeler, prendre le schéma de « là ».

    Merci pour tous vos commentaires et sourires associés.

    (mes guillemets sont récalcitrants : nous verrons le résultat final …)

  9. Bon ça fait des mois que je suis dessus j’ai fini par l’écrire de manière invariable  » faire-part » mais pour le coup je ne suis plus sur si vous avez la réponse ça m’intéresse grandement.

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